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Maisons Sport-Santé : rôle, missions et fonctionnement

Créé en 2019 par les ministères chargés des Sports et de la Santé, le programme des Maisons Sport-Santé compte aujourd'hui 581 structures selon le ministère des Sports. Voici ce qu'elles font, et comment s'articuler avec elles quand on prescrit une activité physique adaptée.

Publié le 15 septembre 20263 min de lectureRelecture éditoriale en cours

Sport-santé

Qu'est-ce qu'une Maison Sport-Santé ?

Une Maison Sport-Santé est une structure du réseau national créé en 2019 par les ministères chargés des Sports et de la Santé, dans le cadre de la Stratégie nationale sport-santé. Constituée de professionnels de la santé et du sport, elle accueille, informe, oriente et accompagne les personnes qui souhaitent pratiquer une activité physique à des fins de santé, avec ou sans prescription médicale. Elle s'adresse aux personnes en bonne santé éloignées de la pratique, en prévention, ainsi qu'aux personnes atteintes d'une maladie chronique ou d'une affection de longue durée, présentant des facteurs de risque ou en perte d'autonomie. Il ne s'agit pas d'un type d'établissement unique : une Maison Sport-Santé peut être portée par une collectivité territoriale, un centre hospitalier, une association sportive ou un établissement public, ou prendre la forme d'une structure itinérante.

Pourquoi ce dispositif a été créé

Le cadre légal de la prescription d'activité physique existe depuis 2016, mais les médecins expriment un besoin d'appui pour orienter leurs patients. Dans une enquête menée pour l'Institut national du cancer (INCa) en 2020-2021, 67 % des médecins généralistes qui n'avaient pas eu recours à la prescription ne se sentaient pas suffisamment accompagnés pour orienter leur patientèle. Ce manque de visibilité sur l'offre figure parmi les principaux freins à la prescription, avec le manque de formation et la difficulté à traduire les recommandations en pratique.

Les Maisons Sport-Santé répondent à ce besoin en constituant un point d'entrée identifiable sur le territoire, entre le monde du soin et celui de la pratique.

Leurs missions, étape par étape

Accueillir et évaluer

La structure présente le dispositif, les bienfaits de l'activité physique et l'offre locale, puis réalise un bilan de la condition physique et de la motivation, en son sein ou chez un partenaire. Cette évaluation ne se substitue pas à l'évaluation médicale lorsque la situation clinique l'exige. À son issue, la personne peut être orientée directement vers un club si sa condition physique ne nécessite pas de prise en charge.

Accompagner dans un programme

Lorsque c'est nécessaire, la personne suit un programme sport-santé encadré, d'une durée moyenne de trois mois, en activité physique adaptée ou en activité physique et sportive. C'est pendant cette phase que se construit l'adhésion au programme.

Orienter et suivre

À la fin du programme, la personne est orientée vers une pratique encadrée en association ou en salle, ou vers une pratique autonome. Dans le cadre d'une prescription médicale, un ou plusieurs bilans post-programme sont prévus.

Comment s'articuler avec elles quand on prescrit

Trois principes facilitent l'orientation.

  1. Transmettre une prescription précise. Une ordonnance mentionnant seulement « activité physique recommandée » laisse la structure sans repère. Le formulaire réglementaire prévoit d'indiquer notamment le type d'activité, sa durée, sa fréquence et son intensité ; y ajouter les points de vigilance liés à la pathologie aide la structure à démarrer dans de bonnes conditions.
  2. Identifier la structure avant la consultation. Connaître les Maisons Sport-Santé de son secteur permet d'orienter concrètement plutôt que de renvoyer le patient vers une recherche qu'il devra faire seul.
  3. Organiser le retour d'information. Pour une activité physique adaptée prescrite, la réglementation prévoit que les bilans et comptes rendus soient transmis au médecin prescripteur avec l'accord du patient. S'assurer de ce retour permet de savoir si le patient a commencé et comment il progresse.

Les limites du dispositif

Elles sont utiles à connaître pour orienter dans de bonnes conditions.

  • Une lisibilité encore imparfaite. Les dispositifs d'activité physique sur prescription semblent encore manquer de visibilité et de lisibilité pour les médecins, selon un article publié par Santé publique France en 2022.
  • Une grande diversité de structures. Collectivités, centres hospitaliers, associations sportives, établissements publics, structures itinérantes : le réseau réunit des structures de nature et de portage très différents.
  • Un financement à vérifier. L'activité physique adaptée n'est pas prise en charge de façon générale par l'Assurance maladie ; les conditions financières varient d'une structure à l'autre.
  • Un suivi à organiser. Le retour d'information vers le prescripteur suppose l'accord du patient et une organisation entre la structure et le médecin.
À retenir. Les Maisons Sport-Santé répondent à la question de l'orientation. Deux autres enjeux restent distincts : le contenu du protocole (que prescrire précisément, pour cette pathologie et ce patient) et le suivi entre le prescripteur et la structure, qui demande à être organisé.

Trouver une Maison Sport-Santé. Le ministère des Sports publie une carte interactive des Maisons Sport-Santé, avec une recherche par ville ou par géolocalisation.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une Maison Sport-Santé ?

C'est une structure du réseau national créé en 2019 par les ministères chargés des Sports et de la Santé. Constituée de professionnels de la santé et du sport, elle accueille, informe, oriente et accompagne les personnes qui souhaitent pratiquer une activité physique à des fins de santé.

Combien y en a-t-il en France ?

Le ministère des Sports en recense aujourd'hui 581, dans l'ensemble des départements métropolitains et la quasi-totalité des territoires et collectivités d'outre-mer. Depuis leur lancement, elles ont accompagné 870 000 personnes malades ou éloignées de la pratique sportive, selon le ministère.

Faut-il une prescription pour s'y rendre ?

Non. Les Maisons Sport-Santé accueillent les personnes avec ou sans prescription médicale. Pour les personnes atteintes d'une maladie chronique, présentant des facteurs de risque ou en perte d'autonomie, l'activité physique adaptée relève en revanche d'une prescription du médecin.

Les séances sont-elles remboursées ?

L'activité physique adaptée n'est pas prise en charge de façon générale par l'Assurance maladie. Les conditions financières varient selon les structures : il est utile de les vérifier avec la Maison Sport-Santé concernée.

Quelle différence avec un club de sport ?

Un club propose une pratique sportive. Une Maison Sport-Santé accueille la personne, évalue sa condition physique et sa motivation, propose si nécessaire un programme encadré, puis l'oriente vers une pratique durable, en club ou en autonomie.

Comment trouver la structure la plus proche ?

Le ministère chargé des Sports met à disposition une carte interactive et une liste des structures. Identifier la structure de son secteur avant la consultation permet d'orienter concrètement le patient.

Que se passe-t-il après l'orientation ?

Dans le parcours décrit par le ministère, un programme encadré dure en moyenne trois mois, puis la personne est orientée vers une pratique en club, en salle ou en autonomie. Dans le cadre d'une prescription médicale, des bilans post-programme sont prévus et peuvent être transmis au médecin prescripteur avec l'accord du patient.

Relecture éditoriale en cours par le comité éditorial de MYA.

Sources. Ministère des Sports, Maisons Sport-Santé, page consultée en octobre 2026, sports.gouv.fr ; R. Ancellin, D. Communal, « Prescription d'activité physique par les médecins : freins et leviers », La Santé en action n° 462, Santé publique France, 2022, p. 19-20, santepubliquefrance.fr ; Code de la santé publique, articles D. 1172-1 à D. 1172-5, version en vigueur, legifrance.gouv.fr

Contenu éditorial destiné à l'information des professionnels de santé. Il ne constitue pas un avis médical individuel et ne remplace pas l'évaluation d'un professionnel.

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